Vous pouvez scier des planches pendant la visite de ce site.
DERNIER RECORD :
le 14/01/2012, clément a scié 1350 planches !
Un peu d'histoire

ur le site de l'actuelle scierie existait, depuis le XVIème siècle au moins, une première scierie. Jusqu'à ce jour, le nom de Machet s'est perpétué sur le Val. Il y eut sur ce même cours d'eau pas moins de 11 scieries répertoriées !
Au XVIème siècle, Machet était alors la propriété des Sires de Blâmont, puis celle des Ducs de Lorraine.
près la Révolution Française, ce fut l'administration forestière qui assuma la charge de cette scierie devenue domaniale. Techniquement, elle était équipée d'un Haut-Fer qui puisait la force hydraulique directement sur le ruisseau du Val par une roue.
partir de 1872, la scierie subit des modifications : un déplacement sur le terre-plein et l'emploi d'une turbine (époque de sa banalisation) pour remplacer le Haut-Fer. Ce choix technique à permis l'utilisation de scies multiples et un travail plus rapide. Pour cela, le canal de Machet (environ 2km) fut construit à flan de coteau 40 mètres plus haut depuis sa prise d'eau sur le Val (à proximité de l'ancienne scierie du Marquis dont il ne reste aujourd'hui que des ruines) jusqu'au bief alimentant une conduite forcée en fonte.

'est ainsi que grâce à cette installation nouvelle, une première scie à ruban fut mise en fonctionnement le 24 janvier 1874. A l'époque, elle permettait de façonner 100.000 planches par an, à raison de 34 planches par mètre-cube de bois. Le travail était réparti entre 7 sagards, dont le salaire était de 720 francs (environ 110 ), qui se relayaient 24 heures par jour, 300 jours par an ; pour façonner annuellement environ 3.000 mètres-cube de bois.
l faut dire qu'à cette époque, les vallées de la Haute-Vezouze possédaient de grandes industries (la glacerie de Cirey, le textile à Val-et-Châtillon, la papeterie Mazerand à Cirey) ainsi que de nombreuses exploitations agricoles et surtout forestières qui demandaient de gros besoins en personnel et drainèrent un grand flux de population d'origines diverses.
haque implantation nouvelle, chaque adjonction d'atelier se traduisait par l'arrivée de nouveaux habitants, parfois par centaines. Des familles venaient de communes voisines pour exercer un métier nouveau, mais elles étaient surtout originaires de contrées plus éloignées et, s'implantaient là où elles trouvaient un emploi. On remarquait alors une grande mobilité des habitants dont le travail assurait une stabilité financière et sociale.
ar la suite, les chocs industriels successifs apportant la fermeture de ces grandes industries locales ont amené un exode important de ces populations.

La scierie de la Fouchue-Eau